Démographie / Langues

Démographie / Langues

La population du Cameroun est estimée en 2008 à 18 millions d'habitants. En janvier 2010, la population du Cameroun était estimée à19 406 100 habitantsDifférents groupes socioculturels sont représentés au sein de la population camerounaise. Au grand Nord, on distingue principalement deux grands groupes. Les Peuls( ou foublé) et les "Kirdi". Kirdi est un nom issu de la déformation locale du nom « Kurdes » qui désigne de façon péjorative les païens par opposition aux fidèles de l'Islam. Ce qui est vraisemblablement faux, vu qu'ils sont majoritairement chrétiens. Depuis 60 ans, on trouve dans les montagnes du Cameroun depuis la région de Garoua jusqu'à Mora une grande variété d'ethnies non-musulmanes. On y trouve généralement les ethnies: Toupouri, Moundang, Guizigua, Massa etc. Aussi, les Peuls des savanes du Nord se sont souvent organisés en Lamidats dirigés par un Lamido, l'équivalent d'un chef de village. Leurs constructions sont encore visibles à ce jour et leurs coutumes perdurent. Les populations du Centre et du Sud possèdent également leurs coutumes, caractérisées par une très grande diversité linguistique. Les habitations des anciens chefs traditionnels ont presque disparu au profit de constructions modernes, la zone étant la plus développée du pays, mais plusieurs monuments commémoratifs y sont érigés.

Les Bamilékés (peuplant le grand Ouest du pays, renommés pour leurs créations artistiques, utilisent surtout leur dynamisme dans le commerce, où ils excellent), les Bétis  (groupe principal de la zone forestière du centre, sud et est), les Bassa, les Yabassi, les DIBOM (au centre-ouest et le littoral géographique du pays), et les Sawa et apparentés (peuplant la zone côtière) sont les autres principaux peuples.

Les Bassa sont majoritairement installés dans plusieurs villes, en commençant par Eseka en passant par Edea jusqu’à Yabassi et un peu dans le Moungo et le Wouri. Les Bassa sont structurés en plusieurs petits groupes tels que les Bassoh, Yabassi-bassi, Dibom, Mbang, Dibombari, etc.

Les pygmées du Sud vivent principalement dans la forêt.

En ce qui concerne les langues officielles, le français  (plus de 80 % de la population est francophone, la plus grande ville, Douala, étant francophone à 99 % en 2010, en augmentation par rapport à 2007) et l'anglais (parlé dans deux subdivisions administratives limitrophes du Nigéria anglophone) sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme est un héritage de la colonisation et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias par le fait de la majorité démographique des francophones. Certains anglophones se plaignent de discrimination à l'égard de leur langue. 

On recense au Cameroun plus de 200 langues, dont le bassa, le bankon, le bamoun, l'éton, l'ewondo, le douala, le yabassi, le dibom, le mbang, le ntoumou (Vallée du Ntem),le bakweri, le bulu, le peul ou foufouldé, le moundang, le toupouri, le massa, le guizigua, les langues bamiléké composées de plusieurs sous-ensembles comme le feʼefeʼ ou nufi (à Bafang), le ghomala (à Bafoussam, Baham, Bandjoun, Batié, Bansoa, Bandekop,...), le medumba (à Bangangté), le yemba (à Dschang), le ngombaʼa (à Bamesso), et bien d'autres. Ce qui fait que, contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a pas de langue régionale dominante ou commune. La jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (mélange de français, d'anglais, de locutions dialectales camerounaises et de verlan) qui varie selon les villes. Par ailleurs, le pidgin english sert parfois de lingua franca laux commerçants.

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