Ikok

IKOK

Ikok

 

Ik

Appelez comme vous le sentez, Okok chez les Béti; Eru chez les peuples du Nord-ouest et du Sud-ouest; Ikok chez les Bassa; Ikiokio chez les Yambassa; Kiwa chez les Bafia; Koko à Bissom et Yokadouma; Ekoke chez les Douala; Kôgè chez les Bankon; Ekok chez les Bakaka; et Mbiare dans les ménages et milieux publics (gargotes, marchés et restaurants) des centres urbains. Le genre Gnetum spp. de par son nom scientifique, représente des lianes dioïques avec des feuilles simples et opposées. c’est une liane sub-spontanée dans les jachères forestières qui possède des vertus alimentaires, médicales et culturelles. Les feuilles de Gnetum spp sont utilisées comme antiseptique, comme traitement contre l’hémorroïde. Les feuilles. Les feuilles fraîches sont broyées pour neutraliser les effets de l’alcool et le pays « bulu » utilise les feuilles pour traiter le rhume. Les feuilles de Gnetum spp améliorent la production du sang dans l’organisme humain. Ces feuilles sont aussi utilisées pour le traitement de la rate.

Au Cameroun, Gnetum spp. est largement utilisée par les communautés sur le plan socio-économique, nutritionnel, culturel et médical. C’est le mets qui fait l’unanimité de tous sur le plan gastronomique. Tout le monde mange le IKOK et le trouve bon quel que soit la façon que vous le prépariez : Dans un jus de noix de palme avec beaucoup d’arachide et du sucre comme chez nos voisins Béti ; mélangé aux épinards sauvages (Saba-Saba) avec le kanda (Peau de bœuf) et de l’huile rouge à souhait comme chez nos frères du Nord et Sud-ouest ; plutôt dans un jus de noix de palme ou de l’huile rouge avec un peu d’arachide, et un peu de pistache comme chez les Bafia et Yambassa ; ou tout simplement découpé et macéré dans de l’huile comme chez les Pygmées… la liste des différentes façons de préparer le IKOK est loin d’être exhaustive. Aujourd’hui la recette qui nous intéresse est celle des Basaa. Bien que différente aussi selon les régions, nous allons essayer de rester au juste milieu afin que tout le monde puisse apprécier.

Temps de Préparation : 03 Heures environ

Difficulté : Moyenne

Coût     : Moyen

Ingrédients: Pour 6 personnes.

  • 500 g de feuilles de Ikok(Eru) découpées finement
  • 1 Kg de Noix de palme
  • 350 g de pate d’arachides grillées (3 boîtes)
  • 250 g de pistache (2 boîtes)
  • 1 kg de crabes
  • 0,5 Kg de viande de bœuf (avec os)
  • 0,5 L d’huile rouge (si besoin)
  • Sel, Ecrevisses

 

Préparation:

Dans une grande casserole, pré-cuire le Ikok pendant 02 heures parce que c’est un légume très dur, pour gagner du temps on peut ajouter de la viande de bœuf dans cette cuisson. Entretemps, griller légèrement les arachides, les écraser et réserver.

Sur le couvercle de la casserole du Ikok exposer les pistaches pour faciliter leur écrasement. Retirer au bout de 15 mn, ensuite écraser et tremper avec un verre d’eau. Faire cuire les noix de palme, en extraire le nsugi (suc de noix de palme) et réserver.

Au bout des 02 heures de cuisson, ajouter le nsugi dans le Ikok et laisser bouillir 15mn, ajouter les arachides et laisser mijoter 15mn. A l’aide d’une cuillère à soupe ajouter la patte de pistache en faisant des boules, les crabes, l’huile rouge si besoin et assaisonner avec du sel et les écrevisses. Laisser cuire encore 30 mn à feu moyen. Servir chaud ou tiède avec du Manioc ou les taros (Mañga).

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